Le n° 13 de la rue Marlot

Le n 13 de la rue Marlot

Publié pour la première fois en 1877, Le n° 13 de la rue Marlot est le premier volet des Mémoires d’un détective, la série phare de René de Pont-Jest — romancier, journaliste au Figaro et grand-père maternel de Sacha Guitry, qui le décrivait comme un parfait représentant du Parisien à guêtres blanches : esprit fin, fine lame, homme du monde et des salons.Dans le Paris du Second Empire, la rue Marlot, nichée dans le quartier du Marais, à deux pas de la place des Vosges, abrite l’un des immeubles les plus tranquilles de la capitale. Le numéro 13, gardé par les fidèles concierges Bernier depuis plus de vingt ans, loge une poignée de locataires sans histoire : une jeune veuve récemment accouchée, un capitaine à la retraite, un ancien fonctionnaire des contributions directes. Un petit monde paisible, sans éclats ni secrets apparents.Jusqu’au matin où tout bascule.Un cri perce le silence. Sur le palier du second étage, un corps gît baigné de sang. Un homme assassiné — un parfait inconnu dont personne ne connaît le nom, l’origine, ni les raisons de sa présence en ces lieux. Comment a-t-il pénétré dans l’immeuble sans alerter les concierges, qui n’ont rien vu, rien entendu ? Que venait-il chercher ? Et qui, parmi ces voisins si ordinaires, aurait eu une raison de vouloir sa mort ?La police s’emballe. Le juge d’instruction ouvre une information judiciaire et mène ses recherches avec la rigueur — et la brutalité — de la justice du XIXe siècle. Mais c’est William Dow, détective américain, médecin-légiste à la méthode froide et rigoureuse, témoin par hasard de toute l’affaire depuis sa chambre d’hôtel en face, qui va mener la véritable investigation. De rebondissement en rebondissement, entre les secrets soigneusement gardés des habitants, les engrenages impitoyables de l’appareil judiciaire et une romance tragique enfouie sous la surface, la vérité se révèle bien plus complexe et bouleversante que quiconque ne l’imaginait.Un coup de théâtre final que personne ne verra venir.Ce roman appartient à la toute première génération du polar français, bien avant Simenon.

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