Encore un jour
Il était graphiste. Quinze ans de carrière, des dizaines de couvertures signées, une réputation construite à la main et au crayon. Et puis l’intelligence artificielle est arrivée, et avec elle les délais impossibles, les clients qui disparaissent, les collaboratrices qui partent. Lui a refusé de s’adapter. Par conviction, par orgueil — par tout ce qu’on voudra.
Résultat : plus de commandes, plus d’atelier, plus d’appartement. Huit mètres carrés de trottoir avec vue sur les voitures.
Encore un jour suit la descente d’un homme ordinaire dans l’invisibilité sociale. Jour après jour, nuit après nuit, il découvre ce que c’est que de ne plus exister aux yeux des autres — d’être contourné sur le trottoir comme une poubelle, ignoré dans le métro, effacé par une société qui préfère ne pas voir ce qu’elle produit.
Pas de morale. Pas de rédemption. Une voix sèche, lucide, parfois ironique malgré tout — celle d’un homme qui a tout perdu sauf la colère.
Un roman de la France contemporaine, ancré dans l’époque de l’IA et de la précarité, écrit avec la brutalité tranquille des textes qui restent.
Georges Fernandes — Éditions Athelis — Collection Lecture d’une nuit



Laisser un commentaire